Algérie/enseignement supérieur: ces deux disciplines désormais obligatoires dans toutes les écoles

Le ministère de l’Enseignement supérieur de l’Algérie rend obligatoires les modules « Histoire de l’Algérie » et « Nationalisme et Citoyenneté » dans toutes les écoles de l’enseignement supérieur.
Cette mesure, annoncée par le ministre Kamel Baddari, est en cours de généralisation progressive à l’ensemble des écoles supérieures du territoire national.
L’objectif visé par cette mesure est de sensibiliser les jeunes étudiants algeriens pour élever leur niveau de conscience historique et de consolider leur sentiment d’appartenance nationale de même que leur attachement aux valeurs du pays.
S’exprimant lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales à l’Assemblée Populaire Nationale (APN), le ministre a souligné l’urgence de cette démarche : « Aujourd’hui plus que jamais, nous avons un besoin pressant de convoquer nos valeurs de référence. Elles constituent le rempart qui protège notre identité et garantit la cohésion de notre société face aux mutations rapides imposées par les technologies de l’information et de la communication. »
Considérant l’histoire comme le « nerf vital » de toute société et un pilier fondamental pour comprendre le présent et anticiper l’avenir, le secteur a adopté une approche graduelle pour l’année universitaire 2025-2026.
L’introduction de ces deux matières a débuté au sein des écoles nationales du pôle universitaire de Sidi Abdellah, qui regroupe l’élite des étudiants inscrits dans des filières technologiques de pointe.
Une expérience algérienne qui pourrait être adoptée par les autres établissements d’enseignement supérieur du continent africain eu égard aux pouvoirs des technologies de l’information et de la communication à à imposer des mutations rapides et les changements majeurs observés dans la géopolitique mondiale.
Que ce soit la mondialisation , la bipolarisation, le multipolarisation et la lutte d’hégémonie des puissances et des superpuissances mondiales, le réveil et la voie de l’Afrique ne peuvent pas se maintenir dans l’encrage de la jeunesse du continent dans son histoire, son identité et ses valeurs endogènes.
Place à l’action tout de suite et maintenant. Quand l’éducation va, la République va.
Pascal S.



