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Togo: problèmes de la vision chez les apprenants, de plus en plus d’élèves en souffrent

La santé visuelle est un facteur clé de la réussite scolaire chez l’apprenant. Le lien entre apprentissage et troubles visuels est étroit, car une vision altérée, même minime, peut avoir un impact significatif sur la capacité de l’enfant à se concentrer et à assimiler de nouvelles connaissances.

Un enfant qui plisse les yeux pour lire les écrits au tableau, il les frotte souvent, il doit rapprocher le cahier ou l’ardoise de ses yeux avant de lire ou d’écrire, ses yeux coulent beaucoup et il est trop sensible à la lumière, il tourne la tête de côté pour regarder quelque chose, il se plaint de céphalées récurrentes, présente des difficultés de concentration ou évite la lecture peut souffrir d’un trouble visuel.

Par ailleurs, des signes comme une vision floue, une gêne face aux contrastes ou des erreurs fréquentes dans la copie peuvent révéler un problème de vue.

Un tour chez l’ophtalmologie permet de dépister ces troubles oculaires grâce à un examen de la vision complet, incluant l’étude du champ de vision, de la vision des couleurs et des antécédents familiaux. Cette visite chez l’ophtalmologue permet de diagnostiquer un trouble de la réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme…..) et d’évaluer la bonne vision binoculaire.

Or, au Togo, dans nos écoles surtout publiques, où beaucoup de parents d’élèves qui y ont inscrit leurs enfants peinent à joindre les deux bouts, une visite chez l’ophtalmologue malgré la présence des signes sus mentionnés chez leurs enfants n’est pas une décision facile.

Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à souffrir de troubles visuels dans les salles de classe et certains les cachent convaincus que même s’ils en parlent, les parents n’ont pas les moyens pour les aider à en sortir.

Le Togo fait face à un taux alarmant de déficiences visuelles : 40,8 % de la population souffrent de déficiences visuelles avec le cataracte comme tête de peloton, selon les résultats de l’enquête RAAB (Rapid Assessment of Avoidable Blindness) publiée par le ministère de la Santé en 2025.

La prévalence scolaire est d’environ 3 % des élèves qui souffrent de déficiences visuelles ou de problèmes oculaires, selon des études, notamment dans le Grand Lomé. Les amétropies (myopie, hypermétropie, astigmatisme) sont les troubles les plus fréquents en milieu scolaire, souvent pris en charge par des campagnes de dépistage et de correction visuelle. 

Malgré ces campagnes foraines de dépistage et de correction de ces problèmes oculaires organisés par l’Etat et ses partenaires des fois dans les établissements scolaires, le mal persiste toujours et gagne du terrain dans les écoles.

Les causes de ce mal sont multiples : l’alimentation favorable à la survenue de ce mal, l’environnement infecté de certains agents vecteurs du mal, des dispositions héréditaires, des expositions prolongées aux écrans…..

Surtout, avec les expositions prolongées aux écrans des téléphones portables et de télévision chez les jeunes ces derniers temps, ce problème de la vision en milieu scolaire constitue un sérieux facteur à ne pas négliger dans les diagnostiques des causes de faibles performances chez certains apprenants.

Programmer des campagnes régulières et périodiques de dépistage et de prise en charge complète des cas de ces problèmes oculaires aussi bien chez les apprenants que chez les enseignants serait un atout pour la qualité de l’enseignement dans les écoles de la République.

Pascal S.

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