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Côte d’Ivoire/éducation: Akson Bill << quand l’école paie les incohérences du système >>

Akson Bill, dans « Regard sur la société » du 16 février dernier, se concentre dans son analyse sur la responsabilité collective face aux crises, notamment dans le système éducatif ivoirien.

<< On convoque des enseignants pour résultats insuffisants.On les somme de « s’expliquer ».Parfois même, on les sanctionne.

Mais peut-on sérieusement faire porter à un seul acteur le poids d’un système entier ?Pendant des années, des orientations pédagogiques ont affaibli l’exigence :

  • Minimiser l’importance des fautes grammaticales et orthographiques.
  • Supprimer la dictée, symbole de rigueur linguistique.
  • Promouvoir le « zéro échec » avant certaines classes.
  • Evaluer la performance d’un établissement au seul prisme du taux de réussite.

A force de confondre bienveillance et complaisance, inclusion et dilution des standards, nous avons fabriqué une réussite statistique… mais fragilisé les compétences réelles.

Et le paradoxe est cruel : celui qui maintient l’exigence est suspect. Celui qui fait passer tout le monde est félicité. La vérité est simple : un enseignant instruit; un élève apprend; un parent encadre; un décideur fixe le cap.

Quand le cap est flou, quand l’exigence est affaiblie, quand la réussite devient un objectif politique, plutôt qu’académique, le système tout entier vacille.

La baisse du niveau n’est pas un accident. C’est la conséquence logique de choix structurels.

Réhabiliter l’école suppose du courage: restaurer l’autorité pédagogique, assumer l’exigence comme valeur, évaluer honnêtement les réformes passées, refuser la culture du résultat artificiel.

On ne sauvera pas l’école en cherchant des coupables. On la sauvera en assumant les responsabilités, toutes les responsabilités >> a-t-il affirmé.

Pascal S.

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